De Montréal au Sud de la France, trois biennales dédiées aux arts numériques s’apprêtent à marquer le second semestre 2026. Performances audiovisuelles, installations immersives, hacktivisme, images en mouvement… Voici les rendez-vous à ne surtout pas rater avant que le calendrier ne tourne la page.

Biennale Elektra – F(R)ICTION : art et jeux
Non content d’organiser un festival de haute tenue mi-juin, ELEKTRA fait coup double en 2026 avec l’organisation de la 8e édition de sa biennale internationale d’art numérique, pensée cette année aux côtés des commissaires Lynn Hughes et Ida Toft autour d’un thème hautement interactif : « F[R]ICTION : art et jeux ». Organisée du 8 octobre au 8 novembre au sein de l’Arsenal art contemporain, à Montréal, la BIAN n’a pas encore dévoilé sa programmation, mais il suffit de repenser à la dernière édition, organisée en juin 2024, pour comprendre l’importance de cet évènement, sa propension à rassembler des œuvres à même de séduire bien au-delà du cercle des arts numériques.

Biennale OVNi – Nice a trois écrans géants : le ciel, la mer et OVNi
Après une décennie en format annuel, le Festival OVNi a mué ; le voilà biennale. Mais si l’événement niçois change de forme, le fond reste le même : explorer l’image en mouvement dans toute sa diversité. De l’ère cathodique à l’intelligence artificielle, du cinéma à la VR, de l’animation à la réalité augmentée, tout est ici prétexte à la réflexion. Du 13 au 29 novembre 2026, OVNi a donc la bonne idée de rester fidèle à ses fondamentaux, et mise une nouvelle fois sur les artistes émergents pour sensibiliser les publics aux nouvelles manières de faire image. Un élan que viennent couronner les Prix Cosmopolis et le Prix OVNi SUD Emergences.

Biennale des Imaginaires Numériques – Résistances
Hacktivisme, détournements, contre-narrations… La Biennale des Imaginaires Numériques, prévue du 23 octobre au 17 janvier, n’est pas là pour faire joli. Pour son édition 2026, organisée par CHRONIQUES et déployée entre Aix-en-Provence, Marseille, Arles, Avignon, Istres et Port de Bouc, le temps fort des arts numériques de la région Sud choisit un mot d’ordre : Résistances. Sous la direction de Mathieu Vabre, directeur artistique, et du commissaire invité Jean-Paul Fourmentraux, plusieurs dizaines d’artistes et tout autant d’œuvres interrogent les logiques normatives, extractivistes et oppressives des technologies contemporaines qui, depuis 20 ans, ont investi les différentes strates de notre contemporanéité. À quelques mois des élections, le geste est évidemment essentiel !