Du 12 au 22 mai, l’hôtel Carlton de Cannes met une fois de plus en compétition la crème de la production artistique en réalité virtuelle. Et promet une nouvelle configuration technique permettant des expériences collectives pouvant accueillir jusqu’à 200 participants.
Organisé pour la troisième année consécutive en marge du Festival de Cannes, accueillant pour la première fois des films ayant eu recours à l’IA (John Lennon, The Last Interview, un documentaire de Steven Soderbergh, Objet du délit, le dernier long-métrage d’Agnès Jaoui), Cannes Immersive entend une fois encore faire la part belle aux projections vidéo à grande échelle aux expériences en réalité virtuelle.

L’attrait du grand public
Neuf œuvres provenant de huit pays sont ainsi en lice pour le prix de la meilleure œuvre immersive : Katabasis d’Ugo Arsac, Lùcido de Vier, Playing With Fire de Pierre-Alain Giraud – présentée dernièrement à la Philharmonie de Paris -, Red Planet 3009 de Mariano Leotta et Francesco Fiore, The Black Mirror Experience de David Bardos et Damià Ferràndiz, The Pirate Queen : No Safe Waters d’Eloise Singer, Voooooo-Peeeeee de Hyeunjo Woo et Jiyun Park, Yellowfin de E del Mundo, ou encore Gawd V. The People de Yamil Rodriguez, Ivan Alejandro Diaz Cardenas et Stephen Henderson.
Du 12 au 22 mai, Cannes Immersive fait surtout une promesse : s’appuyer sur une technologie suffisamment poussée pour accueillir des expériences collectives, et permettre ainsi à la VR d’être (enfin) appréciée à la manière d’un long-métrage. Seule façon, à l’évidence, d’élargir l’audience d’une forme artistique en pleine reconfiguration ces derniers mois.