Depuis peu, le Musée Andy Warhol de Pittsburgh a mis en place une expérience interactive permettant aux visiteurs de connaître, eux aussi, leur fameux quart d’heure de gloire. Son nom ? DIY Warhol.
La simple visite muséale, celle où l’on passe de galerie en galerie pour découvrir le travail d’un artiste, serait-elle vouée à se raréfier ? Avec l’avènement du numérique, grand nombre de musées tentent de voir plus grand et proposent toujours plus d’expériences inédites en lien avec leur programmation. La dernière en date ? L’application « DIY Warhol » du Musée Andy Warhol de Pittsburgh, une web application invitant les fans de Pop Art à imaginer des sérigraphies à la manière du roi de la Factory.

Une expérience ludique et pédagogique
Au fil de l’expérience, l’utilisateur est guidé à travers le recadrage, l’exposition, la sous-couche et le tirage virtuel d’une sérigraphie afin de créer sa propre Marilyn. Une fois satisfait du résultat, il peut ensuite télécharger et partager son œuvre. Une façon pour le musée d’initier de façon ludique ses potentiels visiteurs à la sérigraphie, processus phare du Pop Art, notamment en complétant cette offre par des tutoriels vidéo, de la documentation et des liens vers d’autres ressources pédagogiques, tout en faisant écho à une programmation physique déjà existante. « Depuis l’ouverture du Warhol Museum en 1994, les visiteurs peuvent créer des sérigraphies inspirées de Warhol dans notre atelier, The Factory, rappelle Nicole Dezelon, directrice principale de l’apprentissage et de l’engagement public du musée. Désormais, chacun, où qu’il soit, peut explorer le procédé de sérigraphie de Warhol et s’approprier quinze minutes de gloire en créant une sérigraphie numérique à partager avec le monde. »
En associant une programmation aux petits oignons à un soutien de la création locale (notamment à travers l’organisation régulière d’évènements communautaires) et des outils de pédagogie numérique, le Musée de Pittsburgh frappe un grand coup. Ses huit étages remplis de photos et d’autres œuvres du père du pop art, originaire de la ville, et sa force d’innovation ont d’ailleurs contribué à le faire élire 10e meilleur musée d’art des États-Unis lors des « 10Best Readers’ Choice Awards ». De quoi rendre fier l’homme à la perruque blanche et au costume noir.