Pour sa 23ème édition, le Loop Festival fait une fois encore de Barcelone le grand rendez-vous de l’image en mouvement. Sous le thème « Miratges / Mirages », il propose de questionner l’illusion, le désir, ces visions qui apparaissent puis se dérobent.
Le Loop Festival revient du 11 au 22 novembre ! Pour sa nouvelle édition, l’évènement catalan décline un thème empreint de mystère, « Miratges / Mirages », au travers de nombreux médiums artistiques et audiovisuels. Ce concept, celui d’un mirage à la fois trompeur et fascinant, vision fugace et désir incarné, se veut être le fil rouge d’un programme riche, regroupant expositions, projections, installations, performances et rencontres autour de l’art vidéo et du cinéma d’artiste.

Une ville-scène pour l’image en mouvement
Durant onze jours, Barcelone devient l’épicentre d’un foisonnement visuel où l’art vidéo s’ouvre au dialogue avec l’espace urbain, le monde institutionnel, et le spectateur, volontaire ou accidentel. Sous la direction artistique de Filipa Ramos, le Loop Festival affirme son ambition : faire de l’art vidéo un langage total, à la croisée du cinéma, de la performance et de l’installation. Parmi les temps forts, on retrouve l’exposition To the Wind de Mar Reykjavik, autour des liens qui unissent et désunissent la traduction et la censure, mais aussi la projection du film Garden of Electric Delights de Billy Roisz, inspiré du Jardin des Délices de Jerôme Bosch. On pourra également assister à la première collaboration audiovisuelle entre la musicienne Dania Shihab et le cinéaste Carlos Vásquez Méndez (On Lines ), ou à Trùng mù – Endless, Sightless, une projection suivie d’une conversation avec l’artiste Phuong Linh Nguyen au MACBA.
En parallèle, du 18 au 20 novembre 2025 à l’Hôtel Almanac, se tiendra la Loop Fair, réunissant 40 galeries basée aux quatre coins du monde. L’objectif ? Tisser des liens entre le festival et la foire, plus institutionnelle, grâce à une programmation encore tenue secrète. Si l’on ne sait pas encore à quelle sauce on va être mangés, une chose est sûre : à Barcelone, le temps du festival, l’image devient matière vivante, un mirage qui, loin de s’évanouir, n’a d’autre but que de hanter les rétines.