C’est la grande nouvelle de ce début d’année : en partenariat avec la BnF, Fisheye dévoile NOÛS, un festival pensé pour interroger la création artistique à l’ère de l’intelligence artificielle. Ça se passe du 9 au 19 avril, et c’est évidemment immanquable !
« Avec le festival NOÛS, nous souhaitons rappeler qu’il y a un lien vital entre création et innovation, une relation qui passe par tout le patrimoine littéraire, artistique et scientifique confié à de grandes institutions documentaires comme la BnF. » Par ces mots, Gilles Pécout – Président de la Bibliothèque nationale de France, pose l’idée du festival NOÛS, celle qui sert de fil rouge à cette première édition, pensée comme un étonnant dialogue, fécond, réfléchi et littéraire, entre l’art contemporain, les nouvelles technologies et le patrimoine.
Le nom du festival entretient d’ailleurs cette idée d’échange, de partage : en grec ancien, « NOÛS » renvoie en effet à l’esprit, à l’intellect, mais surtout à « cette forme d’intelligence collective qui nous dépasse et nous relie ». Séduit par la portée symbolique d’un tel terme, Fisheye a donc souhaité donner les clefs des fonds exceptionnels de la BnF – livres, gravures, photographies, cartes, documents, enregistrements sonores, mémoires de plusieurs siècles – à différents artistes, tous animés par un même dessein : la transmission du savoir.

La beauté des récits
Comment s’accaparer l’IA en assumant les clichés qui lui sont souvent associés, tout en réinventant la grammaire portée sur elle ? C’est là également l’une des belles ambitions du festival NOÛS, qui entend pour cela s’appuyer sur le travail d’artistes reconnus, prêts à dialoguer avec les collections de la BnF : Justine Emard, Tobias Gremmler, Kimchi & Chips, Audrey Large, Obvious ou encore Sabrina Ratté, pour n’en citer que quelques-uns.
Un joli mélange, donc, d’artistes et internationaux, dont les travaux – parfois inédits – dévoilent un rapport au réel, aux archives, à la forme du récit, plus que jamais nécessaire au sein d’un monde sous l’emprise des fake news. La preuve, finalement, que « l’intelligence artificielle ne génère pas du faux » ; non, « elle révèle l’enfoui ».
- Festival NOÛS, du 09.04 au 19.04, BnF, Paris.