Pour la troisième année consécutive, la foire d’art internationale Paris Photo investit le Grand Palais du 13 au 16 novembre 2025, et offre une place de choix à l’art numérique au coeur de son « Secteur Digital ».
Treize galeries et un même objectif : présenter la fine fleur de l’art numérique, qui, comme les photographes traditionnels, voue un amour sans limite à l’image. Une image qui n’est plus simplement statique mais qui évolue, qui bouge, qui fait même du bruit, parfois. Et surtout, qui interroge le futur d’un concept que l’on pensait jusqu’alors immuable.

Explorer des formats digitaux
Sous le commissariat de Nina Roehrs, le « Secteur Digital » de Paris Photo se consolide avec une sélection pointue, rassemblant treize galeries d’art contemporain, mais aussi des plateformes curatoriales et autres projets spéciaux. Parmi elles ? Heft (New York), Nagel Draxler (Berlin, Cologne, Meseberg) ou encore Office Impart (Berlin) et Artverse (Paris) présentent des artistes (Katie Morris, Anna Ridler, Niceaunties, Jan Robert Leegte, Emi Kusano) intégrant les réalités digitales dans leur pratique.
Longtemps considéré comme une niche, l’art numérique prouve plus que jamais qu’il est bel et bien à englober au sein du vaste champ de l’art contemporain, et qu’il ne doit pas vivre en parallèle des grandes actualités plastiques. Et pour cause : les galeries Rolf Art (Buenos Aires) et Anita Beckers (Francfort) sont également présentes sur le « Secteur Principal », et comptent bien enrichir leur participation avec des projets distincts, à même d’affirmer leur désir d’explorer de nouveaux formats digitaux.

Les nouvelles approches de la photographie
Conçu comme un pont entre l’histoire de la photographie et l’avenir de l’image, le « Secteur Digital » illustre à la perfection la manière dont les pratiques numériques infusent au cœur du médium et contribuent à l’étendre au-delà de ses cadres traditionnels. Pour Anna Planas, Directrice Artistique de Paris Photo, ne pas intégrer ses nouvelles scènes au coeur de la programmation serait une aberration. « Perméable à la vidéo, à la sculpture comme à la performance, la photographie est un open medium dont la foire retrace l’histoire et anticipe l’avenir. D’un stand à l’autre, le visiteur navigue entre XIXe siècle et ère digitale, de Julia Margaret Cameron à Tarrah Krajnak, en passant par Julio Le Parc et Marisa González, deux précurseurs de l’art génératif », détaille-t-elle. Pour mieux conclure : « La foire est en perpétuel mouvement pour rester à l’affût des dernières tendances et redécouvertes d’un art bientôt bicentenaire. Cet état de veille permanent fait de Paris Photo un grand moment de cristallisation. »
- Paris Photo, du 13.11 au 16.11, Grand Palais, Paris.