Dans la droite lignée de la pensée de Virginia Woolf et de son concept de « chambre à soi », l’exposition du Frac Méca propose une réflexion poétique et critique sur ce lieu profondément intime, qu’il soit envisagé comme un espace de création rêvé ou une porte d’entrée vers le monde virtuel. Elfi Turpin, la commissaire, parle ainsi d’une « bedroom culture » née avec l’avènement d’Internet, lequel a indéniablement donné naissance à l’idée d’une chambre-écran au sein de laquelle les interfaces de création et d’expression sont nombreuses.
La chambre, entre les mains d’artistes tels que Nam June Paik, Beatriz Santiago Muñoz, Laura Lamiel, Seulgi Lee ou encore Lou Fauroux et Assya Agbere, n’est donc plus un espace clos, mais un refuge offert à l’imaginaire, un laboratoire de perceptions directement connecté avec l’extérieur. Ou, pour le dire à la façon de l’institution, « un réseau de subjectivités et de désirs » au sein duquel les artistes « naviguent avec fluidité ».