Au cœur de l’exposition se trouve Retinal Rivalry (2024), une œuvre cinématographique en stéréoscopie 3D co-produite par la Haus der Kunst, qui mène les visiteurs à travers une vision altérée et presque hallucinatoire du monde. Le film montre divers lieux – urbains et naturels – sous une perspective fragmentée qui « défie les modes conventionnels de perception » et transforme le mouvement de l’image en une expérience immersive à mi-chemin entre vision sculpturale et espace psychédélique.
À raison, l’exposition ne se limite pas à ce film central : elle étend sa réflexion à travers différents médias – photographie, sculpture, vidéo, collages, installations et performances – pour créer ce que les commissaires appellent une « poésie de la dégradation ». L’idée ? Explorer la « rupture entre l’histoire civilisationnelle et le temps géologique », tout en réinterprétant des éléments architecturaux et des objets comme témoins vivants de transformation.