Fidèle à ses habitudes, l’association Les Vidéophages investit cette année encore un nouveau lieu de la Ville Rose – l’éco-parc de la Poudrerie sur l’île du Ramier – et y déploie une programmation dense, défricheuse, à la croisée des installations audiovisuelles – mention spéciale au mapping d’Oskar et aux variations lumineuses du collectif L’interrupteur -, des expositions, des ateliers participatifs, des ciné-concerts et des projections. Avec, comme toujours, une attention toute particulière pour les films courts, les créations expérimentales et les films qui questionnent autant la place des images dans l’espace public que notre environnement quotidien.
Impossible, à ce titre, de ne pas être enthousiaste à l’idée de (re)découvrir Jennifer and Tiffany de Momoko Seto, 67 millisecondes de Fleuryfontaine, Sans les mains d’Alexandre Magnien, Palestine Islands de Nour Ben Salem et Julien Menanteau, ou encore L’homme sauvage de TAT2NOISACT… Autant de projets qui entrent en parfaite symbiose avec la véritable ambition du festival : comprendre comment naissent les images, et ce qu’elles disent de notre époque.