Fidèle à son ADN, le Festival de Film de la Villa Médicis a pensé sa sixième édition autour de la diversité des formes cinématographiques. Tantôt expérimentaux, tantôt fictionnels ou tout simplement proches des codes de l’art contemporain, les films et documentaires présentés cette année ne soucient ni des genres, ni des hiérarchies. Seule compte l’expression artistique, la faculté des réalisateurs et réalisatrices (Lukas Dhont, Marwa Arsanios, Beatrice Gibson, Arthur Harari, Radu Jude, Céline Sciamma, Ana Vaz, Amandine Gay ou encore Koji Fukada) à témoigner des mutations du langage cinématographique, de la capacité de ce dernier à interroger les obsessions de l’époque autant que notre rapport à l’image.
« Avec plus de 40 projections en cinq jours, une séance en plein air chaque soir et des rencontres avec des cinéastes et artistes internationaux, le festival devient le rendez-vous des pensées et pratiques les plus actuelles de l’image en mouvement », résume le communiqué officiel, comme pour accentuer la pluralité d’un événement posté à l’avant-garde des expérimentations plastiques.