À l’heure où le rapport au réel est plus que jamais menacé, où les images qui circulent (notamment sur le web) se moquent de la véracité des faits, où l’IA occupe les esprits de manière trouble, le festival NOÛS prend le parti de s’attaquer aux récits, aux archives, à la transmission du savoir. Pour cela, Fisheye, en partenariat avec la BnF, investit pendant dix jours les fonds si féconds de la Bibliothèque nationale de France. L’objectif ? Permettre à des artistes, français et internationaux, d’entamer un dialogue avec tous ces livres, toutes ces gravures, photographies ou cartes, témoins des siècles précédents, d’un monde parfois souterrain, qui ne demande qu’à être reformulé à l’aide des nouvelles technologies.
Justine Emard, Tobias Gremmler, Kimchi & Chips, Audrey Large, Obvious, Sabrina Ratté excellent ainsi dans cet exercice, à la croisée de l’histoire et de l’actualité, du mythologique et du poétique, de ce que l’on croit savoir et de ce que l’on a fini par oublier. Avec, comme point commun, un même intérêt pour l’IA, cette technologie propice chez à toutes types d’explorations narratives.