Comment soutenir les cultures numériques tout en tenant compte de leur impact social et environnemental ? C’est la réflexion qu’engage iMAL, institution dédiée aux pratiques technologiques, via son exposition Je suis verticale (mais je préfèrerais être horizontale), ouverte jusqu’à la fin de l’été. Énigmatique et sensible, ce titre provient d’un poème de Sylvia Plath dans lequel la poétesse explore son désir de se connecter avec la nature. À l’occasion de son 25e anniversaire, le centre culturel propose lui aussi de favoriser cette harmonie entre le vivant et les arts numériques à travers ce qu’il nomme son « introspective ».
Jusque fin septembre, l’iMAL rassemble ainsi des œuvres précédemment exposées qui ont ensemble permis l’émergence d’une définition nouvelle du progrès et construit une alternative à la monoculture des GAFAM. Le public a l’opportunité d’y (re)découvrir des travaux tels qu’Alerting Infrastructure de Jonah Brucker Cohen, qui retranscrit les visites virtuelles du site web d’une organisation en des coups endommageant le bâtiment, ou encore l’Electric Garden de Sunjoo Lee, jardin producteur d’électricité grâce à l’exploitation technologique d’un métabolisme de bactéries anaérobies. Le spectateur en est témoin : interrogeant leurs propres limites, les pratiques numériques ouvrent ici de nouvelles façons de créer.