Pensé comme le prolongement du pôle pédagogique du BAL, le festival met cette année à l’honneur les créations réalisées par plus de 2 000 jeunes accompagnés par des artistes invités dans le cadre des différents programmes de La Fabrique du Regard. Une simple restitution scolaire ? Que nenni : l’événement entend surtout comprendre s’émanciper par l’image à l’heure des réseaux sociaux et de la saturation médiatique.
On a ainsi hâte de découvrir les derniers travaux de la vidéaste et réalisatrice Laura Garcia, pour qui la caméra semble devoir échapper au cadre, varier les points de vue, mais aussi de Gala Hernández López et de Corentin Darré qui, avec le film Recréa, explore l’idée d’avatars comme potentiels refuges collectifs, comme une manière de se réinventer tout en restant ensemble, comme une façon de s’affranchir de l’ancien monde pour réinventer nos propres rituels. Preuve qu’il est encore possible de faire émerger de nouvelles formes sensibles, ancrées socialement et suffisamment puissantes pour résister aux usages standardisés de l’image.