« [C’est] un manifeste pour l’avenir – le printemps que nous espérons, où toutes les espèces pourront coexister », déclare le président scientifique et artistique du ZKM Alistair Hudson à propos de l’exposition Manifesto of Spring. D’emblée, le titre donne le ton : la première saison de l’année, symbole du réveil démocratique en Asie, n’est pas sans faire écho au Printemps des peuples de 1848 ou au Printemps arabe des années 2010. L’objectif de l’exposition, accueillie au Centre national de la culture asiatique de Gwangju (ACC), entend ainsi se saisir de ce souffle révolutionnaire pour repenser le système établi, en particulier le capitalisme, mais aussi la mondialisation, le colonialisme ou la crise climatique.
Jusqu’au 22 février 2026, il sera dès lors permis d’imaginer l’émergence d’un nouveau système politique et économique plus égalitaire et respectueux de tous les êtres vivants. Pour ce faire, Manifesto of Spring rassemble théoricien et théoriciennes, scientifiques et artistes internationaux (Alexandra Daisy Ginsberg, Ikkibawikrrr, James Bridle, Zheng Bo, Territorial Agency, Connie Zheng, Chan Sook Choi, etc.) afin de mener ensemble une réflexion autour d’une dizaine d’œuvres inédites. En attendant la prochaine révolution ?