« Agencées de manière thématique, les œuvres nous entraînent dans des espaces immersifs, des atmosphères sensibles, des récits où la perception sensorielle s’élargit », décrit Dirk Snauwaert, directeur de Wiels et commissaire de Panorama 27. L’exposition annuelle du Fresnoy – Studio national des arts contemporains présente en effet une cinquantaine d’œuvres inédites des artistes de l’institution ; lesquelles, ainsi rassemblées, composent un vaste monde synesthésique et sensoriel. Parmi elles, on découvre les travaux de Jade Jouvin et Harold Lechien, dont Fisheye Immersive a suivi le parcours ces derniers mois, la première offrant une réflexion sur la mémoire et les dynamiques de pouvoir qui la traversent, le second sondant les mutations contemporaines des métiers liés aux médias.
Entremêlant les sens comme les médiums, la 27e édition de Panorama a pour thème la simultanéité. Rarement, dans l’art, celle-ci a été à ce point synonyme de coexistence : des ressources analogiques et des technologies immersives, des voix et des récits qui, ensemble, favorisent l’harmonie avec notre monde accéléré.