Comme chaque année, le Festival Scopitone s’appuie sur une thématique (Prophéties, en l’occurence) qu’il décline en plusieurs parties. « Entre divination et prédiction algorithmique, quels sens la prophétie revêt-elle dans nos sociétés contemporaines ? » Pour répondre à cette question, l’équipe curatrice a donc pensé à trois chaptires bien distincts : « Technique divinatoires », « Divination algorithmique » et « Échos du futur ». Une manière, somme toute maligne, de croiser les mythologies anciennes, les rites oubliés et les technologies actuelles, ne serait-ce que pour leur potentiel prédictif ou la fascination qu’elles exercent.
Côté programmation, le line-up en dit long sur l’ambition de cette 23e édition : Alain Josseau, Albertine Meunier, Alice Bucknell, Gwenola Wagon et Pierre Cassou-Nogues, Rocio Berenguer, Thomas Garnier, Véronique Beland et Julie Hétu, etc. Autant dire que ce ne sont pas de simples artistes technophiles et obsédés par un futur abandonné à la technologie que rassemble Scopitone, mais bien des têtes chercheuses soucieux.ses d’utiliser la science et l’art, l’utopie et la dystopie, comme fils narratifs pouvant éclairer notre contemporanéité, ô combien chaotique.