Alisa Berger
Les pulsions spirituelles, les idéologies religieuses, les rites funéraires, la croyance : les expressions qui reviennent dès lors que l’on évoque le travail d’Alisa Berger traduisent bien ce qui agite les pensées de la réalisatrice née en Russie, mais dont l’enfance et l’adolescence s’effectuent entre l’Ukraine, l’Allemagne et la Colombie. Invisible People. Le titre de sa première œuvre pour Le Fresnoy (2022) ne relève en rien du hasard : chez Alisa Berger, il n’est question que de souvenirs, d’un monde abandonné ou invisible auquel elle tente de se connecter via la poésie et la recherche d’une certaine forme de transe méditative. RAPTURE II – PORTAL (2023) a beau se présenter sous la forme d’une expérience VR, l’ambition est la même : via les mouvements d’un danseur et la mise en scène d’un rituel, il s’agit une fois encore d’explorer cette notion de « distance mentale » si porteuse, chez elle, d’instants contemplatifs et révélateurs.