Justine Emard

Depuis 2017, Justine Emard est de ces artistes dont on ne peut prendre la pleine mesure qu’en alignant les faits : lauréate de la résidence « Hors-les-murs » de l’Institut Français à Tokyo, résidente du ZKM de Karlsruhe en 2020, artiste-professeure invitée au Fresnoy lors des saisons 2021-22 et 2023-2024, la Parisienne est également directrice artistique de l’exposition permanente du Pavillon de la France pour la prochaine exposition universelle à Osaka en 2025. On ne dit pourtant rien de cette artiste si l’on ne mentionne pas son travail, indexé aux neurosciences, aux théories technocritiques et au vivant. À l’image de Chim(AI)ra (2024), qui se vit pleinement, une manette à la main, afin d’aider douze avatars-chimères, créés avec des algorithmes génératifs issus de scans 3D postés en ligne, à survivre au sein d’un environnement numérique qu’il ne tient qu’à nous de rendre toujours plus vivable. En parallèle, notons que cette faune synthétique s’extrait de sa réalité virtuelle afin de prendre la forme de sculptures physiques, comme pour raccourcir encore davantage la distance entre le réel et l’irréel.

Visuel Justine Emard
Les artistes de la semaine
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Elouan Le Bars
Elouan Le Bars
Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts de Cercy (2024), le Français s'approprie la grammaire du jeu vidéo, du cinéma et du documentaire pour troubler nos repères narratifs, définir notre identité et comprendre ce que révèlent nos désirs.
Nouf Aljowaysir
Nouf Aljowaysir
Nouf Aljowaysir envisage autant l'IA comme une manière de bouleverser le regard porté sur le monde que comme une façon d'offrir d'autres points de vue sur les récits dominants. Avec une sensibilité et un sens du storytelling aptes à faire surgir l’émotion.
Luna Mahoux
Luna Mahoux, 2026 © Binta Kopp
Luna Mahoux
Basée à Bruxelles, Luna Mahoux défend un intérêt pour les "images pauvres", qu'elle pioche sur YouTube pour mieux les détourner, les flouter et mettre l'accent sur leur poésie.
Maya Man
Maya Man © Noa Griffel
Maya Man
Plutôt que de recycler des souvenirs, l'Américaine les fait passer par le filtre déformant de l’IA et questionne ainsi notre obsession à proposer la meilleure version de nous-mêmes.
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“Between These Black Waters”, 2026 © Connie Bakshi / EPOCH Gallery, Los Angeles
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