Maya Man
Pour comprendre le parcours de Maya Man, née en 1996, il y a bien évidemment les études, partagées entre une formation en informatique et des cours de danse, mais il y a aussi son lien avec Internet, notamment YouTube, qu’elle écume seule dans sa chambre en étant fascinée par toutes ces vidéos réalisées par des personnes d’à peu près son âge. L’Américaine sent une proximité, un appel d’air, une liberté qui la convainc d’une chose : plus tard, elle s’appuiera sur l’art pour prolonger sa passion des nouvelles technologies et de la performance en ligne.
Aujourd’hui, StarQuest, StarBound ou encore StarPower, qui convoque l’IA pour capter l’atmosphère étouffante et anxiogène de la danse compétitive américaine, doivent avant tout leur singularité à l’amour des mots de Maya Man, qui accentuent l’absurdité et la profondeur narrative de ces œuvres audiovisuelles, déjà repérées par les plus grandes institutions : MOCA (Los Angeles), Whitney Museum (New York), HEK (Bâle) ou Tate Britain (Londres).