Mihai Grecu
« Je collabore avec l’IA pour donner vie à des visions des transformations au cœur de notre réalité synthétique. » Il y a un peu tout Mihai Grecu dans cette phrase : le rapport aux nouvelles technologies, le goût pour les architectures modifiées, le regard politique et le sens de l’expérimentation formelle, perceptible chez lui depuis son passage au Fresnoy. C’était entre 2006 et 2008. Depuis, l’artiste roumain, né en 1981 et aujourd’hui installé à Paris, a exposé ses films et ses photographies à travers le monde, du Grand Palais au Nouveau Cinéma Montréal. On en comprend aisément la raison, tant il y a dans AInimals, Shockwave et Cage Trees une volonté d’évoluer au sein d’un espace latent, où plus rien n’est vrai, ni faux, mais génialement nuancé, ancré dans une ambiguïté qui confère à chaque image une forte puissance de réflexion.