Olivain Porry
Lauréat d’un dispositif du CNES en 2025, résident de la Villa Albertine en 2026, soutenu par l’Avant Galerie Vossen, qui le représente : il n’en faut parfois pas plus pour comprendre que la carrière d’un artiste est sur le point de basculer. Dans le cas d’Olivain Porry, né en 1990 à Fort-de-France, il suffit d’observer les œuvres pour avoir la certitude que, oui, définitivement, l’avenir lui appartient. En cause, un rapport presque sociotechnique aux machines du quotidien, qu’il détourne via des dispositifs cybernétiques et différents processus d’interaction. C’était déjà le cas de New Space Exchange, une installation mettant en scène des acteurs de la finance – incarnés par des machines – tentant de s’adapter aux signaux venus de l’espace. Ça l’est de nouveau avec Synthetic Syncretism, projet à travers lequel cet artiste-chercheur imagine un dialecte algorithmique à travers un certain nombre d’IA nourries de langues et d’histoires marginalisées au sein de l’espace numérique – le créole, par exemple.