On ne sait décidément plus sur quel pied danser avec les NFTs ! Alors qu’on les disait loin d’être ringardisés, un rapport de la société d’analyse de la blockchain DappRadar nous indique l’inverse. Que penser, donc, au moment où débute la nouvelle édition de NFT Paris ?
On les a dit finis. Puis finalement, non. On en a fait des sujets d’expositions, on a exploré leurs possibilités du côté de la vidéo. On les a disséqués, questionnés, analysés. Parce qu’il s’agit quoi qu’il arrive d’un réel phénomène. Parce qu’ils disent quelque chose de notre rapport à l’art, à la collection. Pourtant, les NFTs peinent encore et toujours à se rapprocher des chiffres de 2020.
2024 ne semble pas avoir été l’année des jetons, à en croire un rapport de la société d’analyse de la blockchain DappRadar qui note une baisse de 19 % des volumes d’échanges annuels et une baisse de 18 % du nombre de ventes par rapport à 2023. Enregistrant, au total, le niveau le plus bas de l’histoire du marché en trois ans, alors que la cryptomonnaie, elle, ne cesse de battre des records.
Une baisse de confiance
Alors, qu’est ce qui ne plaît plus ? D’après les experts, le problème viendrait notamment des valeurs gonflées qui ont influencé la confiance des acheteurs, les poussant à ne plus investir autant dans le secteur. Pourtant, l’année 2024 avait bien commencé : au premier trimestre, les volumes d’échanges ont atteint 5,3 milliards de dollars, ce qui correspond à une augmentation de 4 % par rapport à la même période en 2023. Hélas, cela n’a pas duré : au troisième trimestre, ces chiffres sont tombés à 1,5 milliard de dollars avant de remonter légèrement à 2,6 milliards de dollars au quatrième trimestre.
Et si l’on annonçait il y a peu que l’année à venir serait celle des collections historiques, là encore, le rapport nous prouve que, même si certaines transactions et plateformes font preuve de résilience, cela ne suffit visiblement pas à inverser la tendance. Le prix plancher de BAYC est par exemple tombé à 15 ETH, tandis que celui de MAYC a baissé à 2,4 ETH. Mais là encore, malgré ces baisses, difficile de statuer – après tout, les experts eux-mêmes ne notent-ils des ajustements à venir ? La preuve en est avec les volumes d’échange qui ont atteint 562 millions de dollars… soit le plafond le plus haut depuis mai. Un signe de stabilisation ? Si l’on se fie aux experts, il faudrait miser sur trois choses pour que les NFT se relèvent définitivement : abordabilité, accessibilité et utilité. Rendez-vous l’année prochaine pour un nouveau bilan.